Formation impression 3D #2 : les différents types d’imprimantes 3D

Nous allons maintenant nous intéresser à notre principal outil : l’imprimante 3D. Dans un souci pratique, nous n’aborderons que les imprimantes domestiques, car il existe des tas de possibilités.

Les imprimantes cartésiennes

Ce sont les imprimantes les plus fréquemment rencontrées, et probablement celles qui sont le plus utilisées pour débuter. En effet, elles ont l’avantage de démarrer à tout petit prix, vers les 100-150€. Dans ces prix, on trouve la plupart du temps des imprimantes en kit, avec un châssis en acrylique découpé au laser. En augmentant un peu le budget, on aura un châssis en profilé alu, plus rigide, et si on augmente encore, des imprimantes cloisonnées, plus pratiques pour imprimer des matériaux ayant besoin de chaleur comme l’ABS. Mais nous y reviendrons plus tard.

Une imprimante cartésienne

Une imprimante cartésienne

Le fonctionnement d’une imprimante cartésienne est simple : la buse se déplace en X (mouvement latéral) et en Z (mouvement en hauteur), et le plateau (ou le portique) se déplace en Y (mouvement de profondeur). En déposant son matériau par couches successives, le modèle prend forme petit à petit.

Ces imprimantes sont les plus faciles à régler, ce qui explique leur choix pour les débutants. De plus, le fait d’avoir un kit à monter au début permet vraiment d’en appréhender le fonctionnement.

Les imprimantes delta

Souvent choisies pour leur faible encombrement, les imprimantes delta ont un mode de fonctionnement différent. En effet, la buse est animée par 3 bras qui s’inscrivent dans un triangle équilatéral. Ces bras sont mus verticalement, chacun par un moteur. Lorsque les moteurs ne se tournent pas tous de manière identique, la buse se déplace en X ou en Y. Lorsque les 3 moteurs tournent ensemble et à la même vitesse, la buse se déplace en Z, c’est à dire de manière verticale. Le plateau, lui, reste immobile. Ainsi, la buse va, là aussi, déposer son matériau en couches successives, formant ainsi le modèle.

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Les bras et la buse d’une delta

Ces imprimantes sont également, le plus souvent livrées en kit. Je les trouve plus complexes à régler que les imprimantes cartésiennes, il y a notamment de nombreuses mesures à reporter dans le firmware, à défaut le mouvement horizontal pourrait ne pas être linéaire, et donc les impressions faussées. C’est un système que je ne recommande pas aux débutants.

Les imprimantes SLA

Je l’avoue sans rougir, je connais moins ce type d’imprimante, en cause son coût élevé. D’ailleurs, celui du matériau lest aussi si j’en crois ce que j’ai pu lire. Cette imprimante utilise ce que l’on appelle la stéréolithographie. Pour faire simple, il s’agit d’une résine, qui va durcir par endroits pour former le modèle. Son principal avantage est l’état de surface impeccable du modèle imprimé, ce qui permettra notamment de travailler avec des matériaux transparents.

Une imprimante SLA en action

Une imprimante SLA en action

Je n’ai encore jamais eu l’occasion d’en tester une, hélas…

Voilà donc les imprimantes que vous croiserez, le plus souvent de type cartésienne ou delta. En résumé, si vous débutez, je vous recommande une imprimante cartésienne, les épisodes suivants ne traiteront d’ailleurs que de ce type d’imprimante. Si vous préférez utiliser une delta, rassurez-vous, la plupart de ce qui se dira pourra être appliqué à votre imprimante. On se retrouve bientôt pour détailler l’imprimante cartésienne.